Capitale administrative du Nord-Kivu et faisant frontière avec le Rwanda, Goma est bâtie sur la rive nord du lac Kivu, au centre d’un superbe amphithéâtre dessiné par la chaîne volcanique des Virunga dont deux cratères sont encore en activité : le Nyiragongo et le Nyamulagira (ce dernier étant en éruption à l’heure d’écrire ces lignes, mais sans conséquence sur la ville et ses habitants). La ville s’est d’ailleurs établie historiquement autour du Mont Goma, cet ancien volcan qui lui a donné son nom (qui proviendrait de « ngoma » qui signifie tambour en swahili, sans doute en raison de sa forme). La ville héberge des nombreux sites touristiques et la nature est agréable pour tout visiteur.

Goma a connu son lot de drames depuis 1994, dont l’élément déclencheur est l’invasion des réfugiés hutus fuyant le Rwanda. Ce qui donnera lieu aux deux guerres successives entre 1996 et 2003 et à l’occupation de la ville par les rebelles pro-rwandais du Rassemblement Congolais pour la Démocratie. Et comme si ça ne suffisait pas, en 2002, la ville est en grande partie détruite par les coulées de lave du Nyiragongo dont c’est la dernière éruption d’importance à ce jour et dont les traces sont encore visibles aujourd’hui. Même si la plupart des bâtiments détruits ont été reconstruits depuis lors sur la couche de lave d’une épaisseur de deux mètres (ce qui fait que le rez-de-chaussée de certains édifices aujourd’hui, était en fait le premier ou deuxième étage du bâtiment d’origine). La ville se reconstruit donc peu à peu sur cet espace de lave qui lui donne sa couleur noire et, curieusement, son charme. Et progressivement Goma arrive, à l’image du pays, à sortir la tête hors de l’eau depuis quelques années et envisager à nouveau un avenir un peu plus serein et prometteur. Notamment grâce à sa ressource majeure : le tourisme.

En effet, Goma a toujours été considérée comme la capitale touristique du Congo, grâce à l’emplacement particulier dont elle jouit au milieu de sites naturels exceptionnels (Parc des Virunga qui abrite les célèbres gorilles de montagne et une faune et flore incroyables, volcans, lac Kivu…). Et même si tout cela a été mis à mal pendant la guerre, on constate depuis quelques années une reprise progressive de l’activité touristique au Sud-Kivu, ce qui augure de beaux lendemains pour la ville et la province si la situation reste stable.

Goma est aujourd’hui l’une des villes les mieux desservies du pays au niveau transport. On y accède souvent par Kigali, la capitale rwandaise, qui dispose d’un aéroport international (vols Brussels Airlines et Air France notamment), compter ensuite trois heures de route pour rejoindre Goma.Suite à télécharger….

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TOURISME DANS LA VILLE DE GOMA