Rendue célèbre par le livre de V. S. Naipaul « A la courbe du fleuve », Kisangani – Stanleyville jusqu’en 1966 – est l’une des plus anciennes villes du pays. Elle tire son origine du poste colonial fondé en 1883 par l’explorateur Henry Morton Stanley sur l’île Kisangani (Wana Rusari), habitée par des clans de pêcheurs Enya, au milieu des chutes Wagenia qui seront rebaptisées Stanley falls par ce dernier.

Les habitants de Kisangani (en swahili littéralement « sur l’île ») sont les Boyomais. Si l’administration aime à surnommer celle-ci « ville espoir » en opposition à l’ancienne appellation de « ville martyre » acquise lors des sécessions lumumbistes, les habitants la surnomment affectueusement « Boyoma Singa-Mwambe », ce qui signifie qu’il faut « jeter huit fois le mât avant d’atteindre la plus belle ville » en référence aux Stanley falls composée de huit cascades…

La figure urbaine de Kisangani dévoile une complexité à la fois topographique et sociale, héritage de son passé mouvementé et de sa localisation à la lisière des sphères d’influence de l’Afrique orientale et du monde musulman avec la culture swahili, et de l’aire culturelle des « gens du fleuve » et de Kinshasa avec la culture lingala.

Kisangani, Stanleyville à l’époque, et ses environs peuvent se targuer d’avoir accueilli le tournage de deux films hollywoodiens prestigieux, et quels films ! D’une part « The African Queen » (1950), l’une des œuvres les plus célèbres de John Huston, qui vaudra à son interprète principal, Humphrey Bogart le seul Oscar de sa carrière.

Située à 324 kilomètres de Buta, 572 d’Isiro, 696 de Bunia et 1 750 de Kinshasa, Kisangani est limitée au nord par les territoires de Banalia et Bafwasende, au sud par le territoire d’Ubundu, à l’ouest par le territoire d’Isangi sur la rive droite du fleuve et sur la rive gauche du fleuve, au niveau de la localité de Yalisombo et d’Opala. La ville de Kisangani est traversée par la rivière Tshopo et constitue le point de jonction entre le Lualaba et le fleuve Congo, qui prend son nom à partir de là. Cette abondance de cours d’eau permet à la population de Kisangani de se déplacer et de transporter facilement des marchandises en baleinière, pirogue à pagaie ou motorisée, d’une rive à l’autre et d’un quartier à l’autre. Kisangani constitue de ce fait le plus haut point navigable sur le fleuve Congo et donc le terminus de la navigation fluviale à partir de Kinshasa et de tous les ports de l’ONATRA. Concrètement, il est possible d’atteindre Kisangani en bateau (baleinière) depuis Kinshasa ou la Province de l’Equateur, mais c’est assez long et pas toujours optimal comme moyen de déplacement. Même si des projets de croisières existent et vont être remis sur pied, comme à la grande époque…

Le Lualaba (le fleuve Congo en amont de Kisangani) est également en théorie navigable jusque Kindu dans la Province du Maniema, mais il s’agirait davantage de transport commercial. Le meilleur moyen de rallier la capitale orientale reste l’avion. Kisangani possède deux aéroports dont l’un, international, est situé à Bangoka à une dizaine de kilomètres du centre-ville et l’autre, militaire et secondairement civil, est situé à Simisimi. Des connections aériennes existent depuis la plupart des villes du pays.

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TOURISME DANS LA VILLE DE KISANGANI