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Un accord entre le gouvernement de la République, par le truchement du ministère d’Etat chargé du Travail, et la firme américaine Trust logics d’Atlanta ouvre une nouvelle ère pour l’Office national de l’emploi qui se met désormais à l’heure de l’informatique.

L’Office national de l’emploi (Onem), établissement public, n’a fait que perdre du terrain au fil des décennies au profit d’autres canaux informels sur le marché de l’emploi. En effet, des études réalisées par l’Institut national de la statistique ont révélé que plus de 80 % des demandeurs décrochent finalement un emploi par le canal d’un proche.

Dans la foulée, moins de 2 % des demandeurs se réfèrent à l’établissement public dédié officiellement à cette tâche, en l’occurrence l’Onem. L’on fait également état de la même proportion de 2 % qui passe par les agences de ressources humaines. Avec des millions de finalistes déversés chaque année sur le marché de l’emploi, la problématique de la recherche de l’emploi en RDC prend actuellement une dimension plus alarmante en raison d’importants défis à relever dans ce domaine. Sans un encadrement suffisant, les experts craignent la persistance des abus intolérables.

De ce fait, l’accord conclu entre le gouvernement de la République et la firme américaine Trust logics d’Atlanta marque un pas dans la bonne direction, celle de la transparence de la gestion des demandes d’emploi. En tout cas, il vient matérialiser un partenariat stratégique en faveur de l’Onem. Concrètement, la firme américaine doit fournir un système informatique permettant justement à l’Onem de se doter enfin d’une réelle base de données des demandeurs d’emploi, consolidée et fiabilisée. Le plus grand acquis est sans aucun doute la possibilité de la mettre à jour sur l’étendue du territoire national.
Avec cet apport non négligeable, l’Onem peut désormais répondre dans les délais acceptables aux différentes questions relatives aux demandes d’emploi et différentes opportunités d’emploi disponibles. Par le passé, une grande partie des critiques reposait justement sur l’absence d’esprit de collaboration entre l’Onem et les entreprises en matière d’offre d’emploi.

Du côté de l’opérateur public, l’on déplorait une volonté manifeste des entreprises à ne pas mettre à sa disposition toutes les informations utiles. Le secteur privé, pour sa part, estimait que l’Onem ne livrait pas une main d’œuvre de qualité. Beaucoup d’entreprises étaient contraintes de mobiliser du personnel et des moyens conséquents pour la formation et l’encadrement professionnel de ces demandeurs d’emploi.

Pour les mêmes raisons de transparence et d’efficacité, l’Onem avait mis en service, en janvier 2014, un site internet officiel comportant plusieurs rubriques, dont une carte reprenant les emplois disponibles et leurs localisations. Il s’agissait d’un site interactif qui offrait à l’établissement public la possibilité de répondre directement aux différentes questions des chômeurs.

Le défi était de continuer à combattre certains phénomènes récurrents comme l’arnaque des personnes qui viennent proposer des postes fictifs dans des structures et organismes internationaux en RDC et même dans certains pays occidentaux. Il y a eu un cas d’escroquerie provenant des personnes se réclamant de la Monusco qui ont promis de l’emploi à des citoyens congolais, moyennant des sommes d’argent. On comprend tout l’intérêt de l’informatisation en cours pour assurer une meilleure transparence dans la gestion de l’offre de l’emploi en RDC.

Laurent Essolomwa

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